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 Chapitre I : Boum.

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MessageSujet: Chapitre I : Boum.    Ven 13 Juin - 23:29

Chapitre I
Acte I


Ce soir là je n'ai vu que sang, que brûlures, qu'entailles dans la chair de mes ennemis. Je suis programmer pour vaincre, tuer, dominer... Certains disent même de moi que je suis né à treize ans. Point. Pourtant, au fond de moi, au fond de mon cœur et de mon esprit, je sens des souvenirs. Des souvenirs douloureux mais bien réel, me fendent en deux parties mon cœur. Un côté purement organique et encore humain et un côté sans émotions, comme une machine. Quand je pense parfois à ces souvenirs, j'ai toujours la même envie : Tuer, violenter... Qui que ce soit, quoi que ce soit. Seulement, dans ma bouche n'existe qu'un seul goût ignoble, du métal, qui pourrait me faire vomir ! Si seulement j'avais des intestins totalement organique. Cette nuit-là, mes yeux percent l'obscurité qui tend les bras, me demandant d'agir comme on programme me l'ordonne. De mon long manteau noir cachant ma moitié de corps métallique et synthétique que je possède, cachant ma misère, ma honte malgré moi. Certes, les augmentations dont j'ai obtenu m'aide tous les jours dans cette ville que je trouve personnellement de moins en moins sûre, mais en vérité... Etre comme une pauvre âme humaine bloquée dans un corps mécanique que la plupart des gens regarde avec tristesse, dégoûts ou pire : pitié.


Ce soir, l'adjoint du commissaire était de sortie. Je le suivais car moi j'étais l'adjoint de l'adjoint. Mon boulot ? Lui obéir au doigt et à l'oeil. Par dessus tout, lui sauver les miches quand il faut et ne pas se planter de cible. Si j'ose tirer sur une cible innocente, tout part en vrille et me voilà en prison. Les gens de mon unité ne m'aimait pas beaucoup à cette époque déjà. C'était des frics ripoux qui ne s'empêchaient pas de s'amuser un peu avec les délinquants et n'importe quel criminel dans la rue. A croire que les "gentils" ont quittés cette ville. J'étais donc dans la voiture, l'adjoint me faisait des réflexions sur les "gros atouts" de la secrétaire du commissariat. Je ne réagissais pas à ça simplement car mon système "d’excitation" n’existait pas. Depuis que j'avais été créer cet état d'attirance sexuel n'était jamais apparu, sexuelle mais aussi sentimental. Je n'avais jamais été amoureux de ma vie encore et pourtant je prononçais les symptômes d'un manque, d'une déprime, d'un gros chagrin... sans doute d'une frustration. Je ressentais le besoin d'avoir quelqu'un pour moi, avec moi et qui m'aime. Seulement, moi même je ne pouvais exprimer l'amour ou l'attirance. L'adjoint continuais alors son baratin pendant que la radio de police sonna une fois. L'adjoint raccrocha. Une deuxième fois on entendit la sonnerie de la radio. Il raccrocha. La troisième fois je décrochais recevant un appelle d'urgence.


"Code 35 en cours déclinez votre identité."

"Agent Kisokay, voiture 39."

"Quel modèle ?"


Le modèle. Notre nom de famille ou notre prénom n'était pas important pour eux, humains. Ils s'en foutaient totalement si nous étions apte émotionellement ou non a agir. Tout ce qu'ils voulaient c'était de l'éfficacité. J'étais un modèle 000015-HUMAN. Un modèle d'androïde relativement puissant pour les combats de corps à corps. J'étais un modèle unique mais nous étions quinze dans le projet. J'étais le dernier. Survivant ? Oui. Nous sommes six survivants et quatre si on compte les androïde opérationels.

"000015-HUMAN équipé de Key-Blade version 6. Permission d'agir au code 35 ?"

"Allez-y 000015-HUMAN. C'est au coin de 43e rue à droite d'Hanbourg Castle."


Un code 35 était dans un nom de code attribué à une prise d'otage + violence de type terroriste. Il y avait une prise d'otage donc et je pouvais le faire tout seul. Je devais pénétrer dans le bâtiment tranquillement pour nautraliser les individus. Ils étaient six. L'agent qui s'occupait des négotiation me l'avait dit en arrivant. J'enlevais ma veste, mes bras synthétique visible. L'eau tombait dessus, de petites gouttes de pluie semblait s'attaquer à l'armature en métal mais... Je ne pouvais pas rouiller. Les scientifiques qui m'avaient frabriqués y avaient pensé. J'étais plutôt tranquille même si je pouvais être effrayant pour les plus jeunes et les plus sensibles. Je me souviens avoir vue une femme crier en me voyant... Je baissais alors la tête, en rentrant par l'arrière du bâtiment.


Il commençait a pleuvoir dehors. J'entendais la pluie tomber violement sur le bitume et le béton, j'entendais aussi les voitures rouler à toute vitesse dans les flaques déjà formées et j'entendais aussi le tonerre gronder contre ce qui allait se passer... J'entrais dans un couloir complètement sans protection donnant un gros coup de point dans la tête d'un homme qui avait une arme de type M16 dans les mains, il tomba à terre, K.O. Je poursuivais simplement en donnant un autre coup à deux hommes d'un coup les faisant tombersans doute assomé. Je dégainais mon épée qui s'enleva de mon dos en position de défense et en avançant. L'un des hommes me remarqua et tenta de tirer sur moi, je lui envoyais mon katana dans le torse puis j'avançais au passage arrachant l'épée empêtrée dans la poitrine de son opposant d'une force n'ayant pour égale que la vigueur avec laquelle ses ancêtres retirèrent Excalibur de son rocher. J'entrais enfin dans une grande pièce. Elle était imense. Il y avait un bassin qui puvait faire penser à un maréquage. Dedans, se trouvaient des alligators Plus loin, au moins six personnes armés de fusil d'assaut que je ne pouvais qualifier d'un nom étant beaucoup trop loin. Je m'avançais doucement repliant mon katana dans mon dos.


"Vous êtes en état d'arrestation, veuillez vous rendre immédiatement de gré ou nous vous arrêterons par la force. Si l'un des otages sont blessés alors de lourdes conséquences sera employés contre vous."


L'homme en fasse de moi ria encore, encore et encore pendant que ses sbires, le sourire aux lèvres s'approchaient de moi en me visant la tête. Je reculais d'un pas, manquant de trébucher sur un gros cable électrique. Je clignais des yeux une fois, deux fois, trois fois. Je réalisais alors que j'avais un plan. Je m'asseyais par terre, prenant le gros cable dans ma main de métal et d'une pensée je surchargeais la pièce d'électricité pour tout faire sauter laissant les rayons de la Lune pour nous guider dans l'obscurité, moi et mes ennemis. J'attrappais l'un deux en plantant mon épée dans son cou. Les autres me tiraient dessus, je me prenait au moins quatre balle dans un bras... Il était hs. Je n'en avais plus qu'un. Je mettais ma lame à l'envers en sautant sur un rocher du pseudo marécage situé au centre de la pièce en scrutant mes ennemis. Ils se protégeaient bien... Je n'avais qu'une chose à faire, les éliminés en même temps. Au dessus de nous, il y avait un lustre gigantesque... J'allais ramasser discrètement l'arme du premier que j'avais tué pour tirer sur le lustre pour ensuite le faire tomber sur la tête des malfrats. Au moment de tirer je me prenais une balle de revolver de celui qui tirait les ficelles ici. Je tombais au sol, touché gravement au torse. Je tirais à mon tour sur le lustre pour le faire tomber sur ses sbires... Il ne restait que lui et je n'avais plus de balle. Je ramassais mon katana pour l'attaquer mais beaucoup trop faible, je me faisais désarmer comme un bleu. Il balança mon katana à travers la grande baie vitré donnant sur un balcon gigantesque lui aussi.


"Alors le cablé... Tu n'es pas si... "efficace" ? AHAH!"


Il me balança à travers la vitre pour être sur le balcon. Je me relevais en me mettant en garde pour me battre à main nue contre lui. Cet homme, maintenant que je le remarquais était plus robuste que moi. Il mesurait au moins quatre tête de plus que moi et était trois plus musclé que moi. Je lui donnais un coup de poing dans la mâchoire. Il tourna à peine la tête et m'enchaîna à mon tour de plusieurs coups. Je tombais à terre, la tête vers la grande salle. Je voyais les otages s'enfuir enssemble grâce aux unités de secours type GIGN, SWAT, GIPN tout ça... Ils avançaient à toute vitesse mais je n'avais pas vu une chose... Une bombe dans dans la pièce. Je criais de toutes mes forces mais... je n'avais rien pu faire ! La salle explosa, me propulsant moi et le chef de cette organisation dans la rue...


Je ne me souviens que d'une chose. Etre assis, adossé contre un mur d'une ruelle relativement sombre. Je me suis réveillé petit à petit... Mon interface visuelle était défectueuse. Elle clignotait. Pourtant je remarquais que mes batteries étaient presque à plat... J'avais sauvés otages mais pas l'unité spécial... Tout était de ma faute... J'avais encore foiré, perdu, tout ce que vous voulez... Je ne pouvais que rester là, tout seul dans le froid et sous la pluie. Je levais la tête vers les nuages noir et les éclairs menaçants me demandant dans quel Enfer j'avais vu la lumière du jour depuis mes... 13 ans.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Sam 14 Juin - 0:48

BOUM
Fuyusuke & Kuwa


  • Ces cauchemars... Il n'en pouvait plus. Toutes les nuits, la même scène s'enchaînait, en boucle. La même peur, la même terreur. La boule coincée dans sa gorge, son envie de vomir a deux doigts de devenir nouvelle peinture sur le sol et ses sueurs froides. Il se mettait a hurler a la mort dans son sommeil, jusqu'à que quelqu'un vienne le réveiller. Cette fois c'était une jeune fille qui l'avait tirer de ses tirades, dans un sursaut magistrale.

    Après une demie-heure statufié et seul dans sa chambre, Kuwa se décida a se lever. Il frotta ses yeux humides en s'encourageant mentalement. Un tour ne pourrait que lui faire le plus grand bien. Ce n'était rien... Ce n'était rien... Se répétait-il en marchant dans les couleurs lugubres, sombres et sans un moindre bruit. Son coeur battait la chamade, alors que telle une ombre, il sortit de l'établissement. Le grand air... Il prit une grande bouffée, avançant pieds nus sur le chemin dans sa tenue habituelle, éclairé par la Lune ronde et fière. Il ne sentait même pas la fraîcheur de la nuit, tout ce qui lui importait, c'est de voir d'autres paysages, de s'éloigner d'ici, de sentir le vent contre sa peau. Tout ce qui revenait a la liberté le berçait quand la présence humaine, réconfortante d'une mère ou même d'une amie n'était pas là.

    Sans s'en rendre compte, par bateau, il quitta l'île. Personne ne s'en doutait réellement, de cette fugue qui n'allait pas bien durer longtemps. Les androïdes ne l'avaient pas même remarqués tant il s'était fait discret et rapide. Il ne savait pas précisément où il voguait, mais il devait changer d'air... C'était la seule chose qui lui importait véritablement, a présent.
    C'est sur l'île humaine qu'il se retrouva. A marcher entre les ruelles, sans moindres indications, sans le moindre but. Il observait simplement de loin les panneaux lumineux avec nostalgie, les longues rues bétonnées et les feux. Aucune voiture ne circulait... Si ce n'est que quelques rares passagères. Il devait être tard, très tard. Les oiseaux luminescents voletaient, inlassables. Leur merveilleux chant apaisant et leurs battements d'ailes discrets mettaient de l'ordre dans les pensées du jeune garçon, se rendant compte de plusieurs choses au moment où il s'arrêta dans une ruelle.

    Il pleuvait. Une averse même, mais le garçon ne ressentait pas cette cascade sur sa peau. Ce fut a ce moment-là qu'il leva les yeux au dessus de lui, apercevant un halo au dessus de sa tête, renvoyant la pluie autour de lui, sans le toucher. Il était doré, tout comme les oiseaux présents. Son pouvoir, sans aucun doute. Kuwa regarda alors ses mains, et le nuage qu'il expirait. Il faisait froid. Trop froid. Dans sa tenue orientale, c'était certain, il allait attrapé froid. Et pourtant même, il restait là. Une légère brise souleva ses longs cheveux coiffés en une tresse maladroite. Son rubis frontale brilla d'un éclat précieux. Et a ce moment même, un grand fracas.

    ▬ Han !? s'exclama-t-il en levant soudainement la tête.

    Il ne cru pas ses yeux. Deux silhouettes volaient, alors qu'un bâtiment explosa. Non... Pas... L'Esprit n'eut pas le temps d'observer plus la scène qu'il vu a une vitesse hallucinante les deux hommes tombaient vers la ruelle. Ils allaient se fracasser sur le sol ! Son premier geste : Lever la main vers le ciel. Aimant.
    Une nuée d'oiseaux dorés apparurent de n'importe où, venant de toute part pour s'enrouler les uns et autres juste au dessus de la paume du garçon. Bientôt, une barrière d'une forme ovale, transparente s'étendit dans l'air, brillant d'une manière dorée magique. Juste a temps. Il reçu les deux corps traversaient de moitié la barrière en se faisant nettement stopper dans l'élan, si bien qu'ils rebondirent légèrement avant de s'étaler au sol, sans plus de dégâts... Pour eux.

    La barrière se craquela, disparaissant en un nouveau essaim d'apparitions d'oiseaux dorés. Kuwa poussa une expiration douloureuse, plissant les yeux. Un tel impact, d'une telle hauteur... Sa tête sembla se resserrer dans un étau, écrasé, douloureuse. Mais il supporta la pression, de nouveau mouvant après quelques secondes. Il était trempé. Bien malgré ça, il s'approcha du premier venu... Un androïde.

    ▬ Que...

    Un androïde... Parmi les humains ? C'était possible ? Le garçon était accroupi devant l'être bionique, ses doigts fragiles posaient sur l'épaule solide de l'homme. Vite, vite ! Réfléchir plus vite. Kuwa fit alors tout son possible pour le déplacer, parvenant a le poser contre le mur, assis alors que ses fins muscles le tiraillaient. Rha c'est pas vrai ! Enfin, ne jurons pas, c'était déjà bien d'avoir déployer autant d'efforts physiques... et magiques.

    L'être sembla s'éveiller mais Kuwa était déjà parti chercher quelque chose de très spécial : des batteries. Il avait déjà vu des androïdes se rechargeaient, alors lui aussi devait en avoir besoin... Surtout maintenant. L'Esprit se dirigea automatiquement vers une voiture dont il ouvra le capot, cherchant un objet spécifique des yeux... Qu'il trouva après quelques secondes a analyser l'ensemble du système du véhicule. Des batteries de moteur. Il empoigna quelques pinces et câbles puis revint maladroitement jusqu'à l'androïde qui avait relever la tête.

    ▬ Hé ? ... Tu m'entends ? ... Ça va aller !

    Oui. Tout ira bien. Reliant les pinces aux câbles et aux batteries, il chercha un point pour transmettre l'énergie a l'homme... En oubliant qu'il était totalement trempé. Aussi, quand il "brancha" les batteries a l'androïde, il se reçut un coup de jus qui le fit pousser un cri de douleur, reculant d'un mouvement. Ses doigts étaient bleutées a certains endroits... mais ça passera. Tout est bon, se disait-il alors que la douleur lui picorait sa main droite, tremblante. Pour l'instant... Tout ce qui importait c'était l'androïde. Lui seul... L'animosité remonte.

    Il resta là, sous la pluie, dissimulant ses tremblements et ses expirations de vapeur, comme dirait-on, mort de froid. Lui qui était tant habitué aux chaleurs cuisantes... Le voilà bien. Mais il était content d'être venu ici. Il avait aidé quelqu'un. Et juste ça, ça lui allait. Ses grands yeux bleus étaient posés sur l'être mécanique, un sourire bienveillant au coin de ses lèvres légèrement bleutées. Il attendait de le voir se remettre... Même si il était sacrément amoché.

    Et loin, le tonnerre grondait.

    L'androïde sembla déployer plus de signes de vie, tandis que Kuwa ouvrit ses yeux de nouveau, debout. Toujours ce même sourire. Il ne s'en séparerait jamais. Il s'approcha doucement de quelques pas, sentant des sueurs froides parcourir son corps, tout comme des vagues de chaleur.

    ▬ H-Hé... Ça va ? ...
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Sam 14 Juin - 12:38

Acte II



"Aller ! Viens jouer avec nous ! Viens !"


Je n'étais pas heureux quand j'étais enfant. Un simple gosse issu d'une famille moyenne qui tombait lentement, se transformant plutôt en une famille pauvre. Je ne sais pas vraiment j'ai fais pour survivre à mon enfance. Moqueries, blessures, blâmes... Je n'étais pas un bon élève et c'était un problème pour mes parents. Je sens encore en moi aujourd'hui, toute la douleur et l'amertume de la déception, la déception infligée aux autres à cause de moi. J'ai toujours voulu m'amuser, faire le clown pour avoir des amis. C'est pour ça, sans doute que j'entend encore cette voix d'enfant qui me demande sans cesse de venir jouer avec celui-ci. Je suis brisé. Au fond, si on pouvait lire dans l'esprit des gens, je suis sûr qu'on pourrait lire le désespoir et l'abandon le plus total. Ça doit faire bizarre pour vous, derrière l'écran. Vous lisez une histoire par son début et le personnage principal est déjà à la fin de son récit. Quelques auteurs seulement utilisent ce procédé un peu déstabilisant. Moi même, quand j'ai commencé a lire tout un tas de choses sur les contes pour enfants, sur les Mythe et Légendes, je trouvais ça tellement absurde de commencer par un fin où on y comprend rien, où on reste devant son livre l'air abattu et stupéfait. En se demandant... "Je dois être triste pour ce personnage ? Ou je dois être heureux car il aurait été une menace...". Moi j'aime me dire que de toute manière, dans un autre monde, il y aurait l'autre choix que j'ai fais ce jour là : me réactiver.

▬ Hé ? ... Tu m'entends ? ... Ça va aller !

L'eau continuait encore de tomber... Et avec ça, même si j'avais l'impression d'être encore dans ma tête, dans mes pensées, je me sentais vivant. J'entendais encore un enfant parler ceci dit... Et ça commençait a m’inquiéter au plus haut point. Je devenais peut être fou ? Peut être étais-je vraiment brisé ? Non... Car simplement, je me prenais une décharge électrique au niveau du torse par deux pinces. J'entendis alors un cris d'enfant insupportable ! Mais... je ne pouvais rien faire, mes batteries se rechargeait lentement. Mes yeux devenait d'un bleus cyan très lumineux, mon cœur se voyait de plus en plus illuminé de la même couleur et dans ma tête je voyais des scènes passer... Je devais être sur un vélo, pédalant du mieux que je pouvais en entendant une voix masculine dans mon dos. Ça devait être mon père. Un flash ! C'était au tour d'un gâteau d'anniversaire à quatre bougies, je soufflais et tout disparaissait. Mon corps se décontractait. Au point même que mon dos se reposa doucement contre le mur de pierre, mes jambes s'étiraient lentement et ma tête penchait du côté de la ruelle. Mes yeux étaient fermés... Il me fallait un peu de temps pour me remettre.

▬ H-Hé... Ça va ? ...

Le tonnerre grondait encore et encore. Je ressentais ce bruit comme si tout n'était pas terminé. Le combat n'avait peut être fait que commencer. J'ouvrais tout doucement les yeux, apercevant un enfant... Il avait l'air d'un ange. Un petit ange. Je fronçais les sourcils en arrachant les câbles provenant du moteur à quelques centimètres de moi. Je prenais un air relativement froid envers ce gosse. Je n'avais pas confiance. Il avait l'aspect d'un humain même si son accoutrement était plutôt original pour sa race. Je ne détestais pas les humains à cette époque. J'étais juste méfiant car au final, tout ce cauchemars avait été causé par eux et leur évolution de l'espèce dans de la technologie pour créer des êtres comme nous qui pourraient totalement devenir des esclaves... Nous, androïdes, sommes nés, "sujets scientifiques". Nous sommes traités comme des animaux, pires qu'eux parfois. Ça me rappelle une affaire sur laquelle j'avais enquêté avec un bleu du commissariat. On avait retrouvé une trentaine d'androïde conçu pour et seulement pour le plaisir humain. Ils n'étaient que des machines à... "baiser" comme diraient l'espèce humaine. Après avoir arrêté les coupables, les androïdes avaient été reprogrammés et servait maintenant de supers agents, comme moi.

"Qui es-tu...?"

Je prononçais des mots faiblement. La décharge m'avait rebooster c'est vrai, mais j'étais à la limite de la surcharge. Ça se passait comme ça quand on utilisait un appareil hasardeux sur un androïde, parfois certains même explosaient... J'essayais de me relever très lentement en m'appuyant contre le mur de pierre derrière moi cherchant mon épée par la même occasion. Je fixais le jeune homme mais je n'avais même pas eu le temps de discuter avec lui qu'arrivait quatre homme habillé en costume noir. Le chef qui venait de tomber avec moi, se relevait lui aussi un peu. Il me faisait signe de venir, se mettant en position de combat. Moi, j'étais épuisé, je ne tenais même plus correctement sur mes jambes et mon corps était lourd. Je n'avais plus qu'un bras et je ne pouvais pas fuir... J'avais un enfant avec moi et je ne savais pas quoi faire. Je tournais la tête vers le gosse.

"Disparais..."

J'avançais alors très lentement vers le chef des malfrats, me tenant le bras, me détachant du mur lentement pour arriver vers lui. Il me donna un coup de poing dans le ventre. Je me baissais. Il me donna un coup de genoux dans la tête, je tombais en arrière. Il m'aggripa au niveau du débardeur pour me soulever en se mettant au dessus de moi m'enchaînant avec un coup, deux coups, trois coups, quatre coups... J'étais en positionne faiblesse... Je ne trouvais plus d'idée et mes batteries mettaient du temps a se recharger. Mon cœur battait de plus en plus lentement et je sentais ma mort approcher...


"Alors... Le câblé...? Tu n'es qu'un tas de ferrailles ?!"

Un filet de bave et de sang sortait de ma bouche, je fermais un œil, je suffoquais. J'étais épuisé... Je ne trouvais pas la force pour me sortir de là. J’attrapais alors une barre de fer au hasard pour le cogner avec, mais il bloqua mon attaque avec son bras, me donnant un coup de boule pour me faire tomber complètement dans la flaque d'eau en dessous de moi. Il se redressa et me frappa continuellement avec la barre un peu partout sur le corps. Je criais de douleurs ! C'était tellement atroce que je sentais le peu d'os qui me restait céder. Le bruit du métal contre mon métal me donnait envie de vomir et comme plus tôt dans la soirée... Je sentais ce goût amer de métal dans ma bouche. Je laissais faire mon adversaire... Il m'avait vaincu et j'étais perdu.

"Quand j'en aurais fini avec toi, je te transformerais en barbecue.... AH!"

J'étais dans les mains d'un vrai sadique et s'en était complètement fini. Vous voyez. Je suis défaitiste pas par paresse. Mais simplement car à la fin. Je ne gagne jamais. Je peux progresser, certes. Mais je me ferrais toujours battre, je décevrais toujours, je ne sauverais jamais quelqu'un... Et je me ferrais toujours abandonner par les êtres qui me sont cher. Par les êtres que j'aime. Alors je me laisse aller au coups de l'homme géant à l'accent italien dans des cris abominables de douleurs. A l'eau de pluie naturelle venait m'offrir comme dernier lieux de paix, une flaque qui devenait petit à petit une mare d'eau pourpre.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Sam 14 Juin - 14:38

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Fuyusuke & Kuwa


  • Qui il était. Bonne question... Très bonne question. Le garçon fronça un instant les sourcils. L'androïde semblait méfiant, ce qu'il pouvait comprendre étant donné la situation dans lequel il se trouvait... Mais au moins, les batteries avaient eu l'air de faire leur petit effet. L'Esprit fut de nouveau content, abordant un léger sourire envers l'inconnu. Un sourire qui disparut bien vite. Des hommes arrivaient, étrangement habillés. Quatre en tout et qui n'inspiraient aucune confiance a Kuwa. Mais alors... Pas du tout. Son corps se figea, ses yeux absents. L'autre s'était relevé, alors que le jeune garçon tourna la tête lentement, reculant d'un pas. Il n'avait même pas entendu l'androïde. Comme figé dans le temps et dans la peur, mais ... aussi une certaine colère.

    Les scènes s’enchaînèrent, sous les yeux de celui maintenant se criant de bouger, sans pouvoir même bouger son regard de la silhouette de l'homme, un véritable géant, montagne de muscle. Mais ce n'était pas ça qui l'effrayer, loin de là. Non, c'était ce qu'il avait aperçu un instant a la place de cet humain horrible. Un morceau de mémoire qu'il n'aurait pas cru revoir. Les cris incessants. Tout se mélanger dans sa tête. Ce fut un contact sur sa peau qui le réveilla comme s'il se prenait un éclair en pleine tête. Une main, qu'il ne savait pas venu d'où enserra violemment son bras nu. Le gamin eu un mouvement de repli, posant ses mains sur sa tête rapidement. Accompagné d'un événement qu'il avait exécuter quelques temps plus tôt. Son cri résonna en même temps que son rubis frontale brilla d'un éclat rouge sanglant.

    ▬ ARRÊTEZ !

    Des oiseaux dorés, par centaine et centaine débauchèrent des ruelles, emportant avec eux une brise d'une force extraordinaire. Ils se muèrent en une force longiligne, qui se matérialisa peu a peu en barrière. Elle bouscula les hommes, repoussant leur masse dans des directions différentes, éjectant sur plusieurs mètres celui qui tenait le gamin par le bras. Enfin, son corps se mouva. Il fonça vers le principal danger : cet homme. Kuwa se précipita sur le corps de l'être mécanique, comme si lui-même allait servir de bouclier. Alors que l'individu venait de lever une énième fois sa barre, celle ci frappa la barrière qui s'était placé en forme de dôme au dessus de l'androïde et de L'Esprit. Contre-impact. Ce fut l'humain qui ressenti la force de son coup, si bien que son esprit en reçu tout les dommages collatéraux. C'était comme s'il s'était frappé lui-même, avec la même force, le même geste. L'individu, après quelques instants debout, immobile, s'écroula net. Les autres, par la force qui les repousser physiquement constamment, furent écrasés contre les murs, s'assommant d'un coup violent.

    Kuwa avait rouvert ses yeux, fixant a présent le désastre qu'il avait causé. L'un, surement avec un choc crânien qui pourrait s'avérer mortel, les quatre autres hommes allongés dans des positions hasardeuses, leur sang coulant de quelques plaies produites au contact de la roche des murs de la ruelle. Pourtant, l'Esprit ne s'occupait pas de ça. Il avait son regard posé sur l'androïde, alors que son corps voulu enfin se mouver. Il toucha les parties cassées de l'être mécanique, se maudissant de n'avoir pas réagi avant... Mais ces hommes...

    Il redressa la tête, où au bout de la ruelle, il entendait du bruit. Une voiture s'arrêta maladroitement, voir même plusieurs alors que toute trace de magie avait disparu du lieu. Les oiseaux dorés s'étaient rendus invisible, comme eux-même passés du monde vivant au monde des morts. Il y avait juste Kuwa, pencher au dessus du robot, trempé et pourtant au sang bouillant. Il allait certainement tourner de l'oeil maintenant. Tout ça en trop peu de temps, c'était trop. L'important, c'était que ses individus étaient hors d'état de nuire. Il laissa les hommes en uniformes de policiers venir, avec précipitation alors que l'enfant vu sa vision se troublait, juste une voix l'interpellait, lointaine. Il devrait retourner a Another... Mais c'est trop tard. Il sentit des bras le soutenir, des voix toujours de plus en plus lointaines puis finalement, le noir complet.

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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Sam 14 Juin - 23:45

Acte III



Quand on est au seuil de la mort, il nous reste rien. Rien que les yeux pour pleurer et encore, si je le pouvais... J'ai toujours regardé le monde avec ses yeux là... Mais ce que je voyais en ce moment même c'était l'échec, rien que l'échec. Quand on est au seuil de la mort aussi, l'on raconte qu'une lueur rayonnante, pure et blanche nous apparait dans notre esprit. Cette lumière dans certaines croyances non-populaires est la lumière derrière la porte de notre esprit. Cette lumière est un peu le feu vert pour dire à l'âme de quitter le corps pour laisser celui-ci le soin de s'éteindre tout seul, organes par organes, uns à uns. Seulement, ce n'est pas ce que j'ai vu... J'allais bel m'évanouir mais avant de me prendre un dernier et ultime coup pour me laisser vori cette lumière pure, le gamin m'a sauté dessus. Une lueur rouge m'aveugla alors au lieu de la plus blanche. Je fixais malgré tout ça les deux billes bleus du garçon. Je fronçais les sourcils regardant dans son dors. Une sorte de barrière énergique bloquait la barre de fer. Le chef des malfrats se voyaient renvoyés à quelques mètres plus loin ! J'écarquillais les yeux, ne sachant pas comment réagir. Ce gamin m'avait sauvé de la mort. Je saignais de partout mais il était là, sur moi, sur mon torse mouille de cette eau pourpre dont je vous parlais.

Je voyais au dessus de nos deux tête à l'aspect humaine pour l'un et pour l'autre plus synthétique, des oiseaux d'une magnifiscience presque infinie. Je regardais ensuite le petit garçon qui touchait à quelques câble sur mon visage, mon épaule, mon bras... Je le trouvais vraiment touchant dans sa façon de voir si tout allait bien pour moi alors qu'il n'était qu'un microbe dans un monde virus, qu'un bébé dans un monde de sages... Ca me faisait de la peine, presque sentir de la pitié dans tout mon corps. Il se releva avec un air plutôt horrifié je pense, je ne voyais pas très bien. Il recula de moi, me laissant me relever petit à petit. En tout cas, une chose était sûr, mon bras droit était fichu. Je m'adossais au mur près du gosse qui semblait un peu perturbé par toute cette scène. C'était sans doute un peu à cause de moi. Je le regardais, je ne savais pas vraiment comment le remercier pour m'avoir sauver la vie... Un agent de police, mon patron, monsieur Mimokaze venait me voir me serrant la main pour me féliciter de mon travail. C'était le seul homme de ce fichu commissariat qui était clean et respectueux avec moi. C'était peut être pour ça que les autres ne m'aimaient pas vraiment, j'étais un peu son chouchou...

"Bien joué Fuyusuke. Vous aurez le droit à une bonne promotion."

"Des hommes d'escouades son morts à cause de moi... je n'ai pas pu les sauver."

"Ne t'en fais pas. Ce n'est pas de ta faute. Va te reposer et faire réparer ton bras."

Je regardais alors une nouvelle fois le jeune tombé à terre cette fois-ci, sous mes yeux... !

"Une ambulance!"

Je ramassais le gosse avec mon unique bras pour le serrer contre moi. Il semblait assez mal en point... J'attendais alors l'ambulance arrivée. Une fois sur place, le gosse fut plaçé sur le branquart. Je regardais alors dans l'ambulance, les ambulancier examiner le gosse juste devant moi. Moi pendant ce temps ? J'étais dehors. La pluie avait cessée et l'orage aussi. Il ne restait plus que le bruit des voitures passant et des sirènes de voitures de police au loin dans un autre quartier. L'ambulancier me soignait donc, me parlant des procédures basiques que je connaissais déjà. Pendant ce temps, je fixais ce gosse qui semblait fatigué, endormi.

"...vous connaissez ce gosse sinon ?"

"Non. Jamais vu de ma vie. Il... m'a sauvé la vie."

"Vous semblez avoir sauver la sienne en retour."

"Non, vous vous trompez. Il se trouvait là, dans la ruelle. Il semblait perdu. Je recommande de contacter les parents de cet enfant. Vous en avez fini ?"

"Oui. En revanche pour votre bras... Je ne peux pas m'occuper plus de ça. J'ai recousu les greffes organiques mais il va falloir aller voir votre ingénieur en chef."

Je me relevais, enfilant un bras dans mon menteau long et laissant mon bras sorti, le bêtement posé à peine sur mes épaules. Je partais vers mon chef et arrivé à lui je commençais simplement mon rapport, les bavures faites... Assez rapidement, je bouclais le rapport et je regardais au loin cet enfant. Il me touchait, vraiment. C'était comme si je sentais quelque chose en moi me convaincre de rester et de m'occuper de lui jusqu'à l'arrivé de ses parents.

"Ce gosse à l'air pommé. Tu devrais rester un peu avec lui ? Il à l'air de t'avoir fait confiance..."

"Non. Il s'en sortira c'est un dur."

Mon patron partait enfin et la police aussi, il ne restait que l'ambulance et moi je restais au plus loin pour vérifier que ce petit garçon parte dans les meilleurs conditions possible. D'un certains côté je me retrouvais dans cet enfant. Apeuré et perdu dans ce monde de sage qui au final le manipule. Je ne savais pas bien si c'était un esprit ou bien un simple enfant. N'empêche que dans son regard que j'ai croisé brièvement j'ai senti la peur et l'angoisse d'un simple enfant. J'étais un peu comme lui étant plus jeune. Seul et envieux de ces gens si courageux... Je m'adossais au mur à côté de moi en fixant son visage pure et jeune en décrochant mon téléphone qui sonnait.


"Allo ?"

"C'est Aiko. Je voulais te souhaiter un très joyeux anniversaire. Je viens de quitter le bureau."

"Je te remercie Aiko. Je rentre relativement tard. Ne m'attend pas pour dîner."

"Dîner ? Tu parles de la pizza refroidie d'hier soir ? Bref. Très bien. Passe une bonne nuit."

"Toi aussi. A demain."

Au fait, je ne suis pas qu'un simple policier. Je suis un androïde infirmier. J'aide les personnes handicapés. En tout cas une cliente. Aiko. Je pense que je vous parlerez d'elle une prochaine fois... Dans un autre chapitre qui sait ?
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Dim 15 Juin - 1:06

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  • Encore une boucle. Mais elle était différente. C'était un autre souvenir, bien que peu différent de ceux qu'il avait revu jusqu'ici. Il aurait soupirer, si il pouvait se contrôler ou même s'entendre. Il resta simplement là, en spectateur ou même acteur, jusqu'à qu'il puisse se réveiller, de nouveau.

    Ses yeux clignèrent douloureusement face a la lumière... Il semblait être dans une maison. Non, en faite, un véhicule. Il pouvait parfaitement reconnaître la structure, une ambulance, comme celle dont il se souvenait. Il entendit des claquements prêt de son oreille, sourcillant naturellement C'était désagréable, mais un protocole de vérification. Enfin, ça, c'était ce qu'on lui avait dit. Enfin, ses mirettes bleues s'ouvrirent normalement, alors qu'il entendit une voix proche de lui, semblait être celle d'un humain. Un homme, surement un ambulancier. Il ne comprenait rien au charabia flou qu'il entendait, l'ouïe lui revenant peu a peu. Mais on le touchait, ça c'était sûr.

    ▬ Hm... ?

    On toucha ses bandages. Alors ça, hors de question. L'enfant prit avec une rapidité exemplaire le poignet du médecin. Cela eut pour effet de l'arrêter et le faire sourciller mais il n'en avait que faire. Personne ne touchera a ses bandages. Personne. Après avoir refroidi ainsi l'inspection médical, il fut laisser un peu tranquille, se relevant sur les coudes, puis assis normalement. Sa tête lui faisait encore mal et son front était chaud. Sans doute de la fièvre, un bon coup de froid, car il avait des couvertures. Ce n'est pourtant pas ça qui l'empêchera de tourner la tête vers le médecin qui se penchait vers lui, le regardant avec une expression neutre, presque impassible qu'on dirait endormie.

    ▬ Ne bouge pas trop s'il te plaît. Comment tu t'appelle ?

    Aucune réponse de Kuwa. Le garçon semblait regarder autour, puis dehors, a la recherche de quelque chose. Oui... Ce visage de moitié mécanique qu'il a vu avant de s'évanouir. Il voulait le voir, s'assurer qu'il soit toujours là et en meilleur état. Enfin, ses yeux se posèrent sur une silhouette qui l'observait, alors qu'un instant, le garçon semblait figer, une expression naturelle sur le visage, n'exprimant rien sur le moment si ce n'est que ses joues étaient un peu rougie, dût a la température de son corps. Puis il se mit a sourire, simplement. Il souriait a l'androïde, avec une expression heureuse et voir même, soulagée.

    D'un bond, échappant aux mains de l'ambulancier, il se mit a trottiner et sauta le bord de l'ambulance, se réceptionnant un peu maladroitement sur le bitume. Le paysage vacillait un peu, mais il s'en remettrait. Il courut simplement vers l'androïde pour le rejoindre, sa tresse voletant avec candeur derrière lui. L'Esprit s'arrêta a quelques pas devant l'être mécanique. Il l'observa. Il ne saignait plus, bien que ces parties mécaniques étaient encore cassées. L'essentiel est que, il avait l'air d'aller mieux. Le garçon sourit de nouveau, heureux.

    ▬ ... Il baissa son regard lentement vers le sol, restant silencieux pendant un instant. Pardon... pour ne pas avoir réagi... avant.

    Sa voix était un peu faible, ses yeux se plissaient quand la douleur de sa tête revint et repart. Mais il gardait l'esprit concentré. Oui, si il avait réagi avant, l'androïde n'aurait pas souffert. Mais maintenant il était là et c'était passé. Il souriait de nouveau, alors qu'il entendit l'ambulancier revenir, un peu de mauvaise humeur quand a la fuite du patient. Il tenta de le ramener dans l'ambulance, avec un peu de mal car Kuwa semblait y montrer quelques résistances.. Non. Les humains lui faisaient peur, il n'allait pas mentir. Donc cet homme, lui faisait peur. Et ça se voyait, un peu. Il voulait rester avec... Il avait beau tendre vaguement sa main vers l'androïde, avec son poids de plume et le caractère grognon du soignant, il ne fallut pas longtemps pour que l'homme eu l'audace de le soulever les mains sur les côtés, sur ses bandages. Kuwa poussa une exclamation légèrement, voulant caché sa terreur soudaine. Cet jeune humain, a peine passer la majorité était-il vraiment un soignant !? Ou c'était juste le conducteur de l'ambulance. Non parce qu'il lui faisait mal et il le mettait tellement mal a l'aise. Vraiment mal a l'aise.

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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Dim 15 Juin - 12:13

Acte IV


Le jeune garçon allait plutôt bien. Vraiment. Il semblait même remit sur pied. Ça ne l’empêcha pas de sauter de l'ambulance pour me rejoindre en courant du mieux qu'il pouvait. Je ne bougeais pas d'un cil, je n'écarquillais même pas les sourcils. Je n'étais pas inquiet pour lui. Comme je l'avais plus tôt à mon patron, c'était un dur à cuir. Il se présenta devant moi pour finalement baisser la tête. Il semblait mal à l'aise et ça sans doute à cause du fait qu'il devait être encore un peu en état de choc. Voir tout ce sang, ces câbles... Je le regardais, alors qu'il venait juste pour me présenter des excuses...

Pardon... pour ne pas avoir réagi... avant.

Je ne disais rien. Je laissais faire les choses et l'ambulancier l'emporta dans ses bras pour le ramener dans l'ambulance. Je n'avais rien pu dire. Et je n'avais rien à dire. Même si j'en avais eu le temps, je ne savais pas quoi dire à cet enfant..."magique". Il m'avait sauvé la vie, c'était indéniable, je devais donc lui rendre l'appareil. Je soupirais pour au final bien fixer mon bras mécanique comme si il y avait un plâtre dessus. Je marchais lentement derrière l'ambulance et je montais dedans. L'enfant avait été mit dans le brancard. Moi j'étais assis à côté de lui et de l'ambulancier.

"Eh beh ! Il est bien impulsif et têtu ce gosse !"

"Il est phobique je pense. C'est une caractéristique relativement normal chez les humains... Surtout chez les plus jeunes."

Je rejoignais mes mains, posant mes lèvres mi-humaines, mi-mécanique sur celles-ci. Je fixais le jeune homme dans les yeux avec mes yeux ctrès clair et mon air glaçant les âmes les plus froides. Je regaridais donc ce petit garçon en me demandant d'où il venait... Sa pierre sur le frond, elle m'intriguait beaucoup. Je m'arrêtais dessus quelques instants avec le regard. L'ambulancier à côté lui, écrivait le rapport que faisait tous le temps les ambulanciers. Je dirigeais ma main lentement vers ce bout de pierre précieuse en plissant les yeux et arrivé à quelques centimètres je reculais ma main.

"Qu'est-ce que c'est ?"

Tout était calme, paisible. Je ne faisais que regarder l'enfant... Et boom ! L'ambulancier était passé un peu brusquement sur ralentisseur pour véhicule. On entendit à l'avant du véhicule un..."...désolé!". Je soupirais et l'ambulancier à côté de moi commença a me parler du garçon.

"Alors... vous ne le connaissez pas du tout ?"

"Non, je ne l'avais jamais vu de ma vie."

"Mais.... il vous a sauvé la peau quand même... Vous êtes sûr ?"

"Absolument certains. Je pense juste qu'il vient d'une famille aisé ou alors... d'une école car il n'a pas de famille."

L'ambulancier n'en fit rien et continua d'écrire. Moi, je continuais de fixer le petit garçon en ne pouvant pas m'empêcher de penser à ce qu'il ressentais en ce moment. Je m'inquitétais donc peut être un petit peu pour lui... La nuit allait être longue et je n'avais qu'une envie pourtant : rejoindre mon appartement et me reposer.

[HRP : Gros manque d'inspiration... désolé. Va falloir bientôt le boucler ce rp je ne sais pas trop quoi dire de plus. .w.]
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Dim 15 Juin - 15:51

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  • Phobique ? Non... Les humains étaient une grande peur, c'était certain, mais pas au point qu'il les craigne. Si il devait être en leur présence cela ne le dérangeait pas, bien même s'il aurait envie de partir. L'androïde l'avait suivi, ou plutôt avait refermer les pas de l'ambulancier. De nouveau allongé sur un brancard... Tout ce véhicule et ce matériel lui rappelait des mauvaises souvenirs, bien qu'il passa outre. C'était déjà un miracle que personne ne s'était arrêté pour le regarder plus précisément... Et le reconnaître. Non. Il n'y avait certainement que les anciennes forces dites "militaires" qui pourrait le reconnaître, sans aucun doute. Ceux... qui avait fait la guerre, il y a des années et des années. Il n'aurait peut-être pas dût revenir dans cette ville, en fin de compte.

    L'être mécanique le sortit de ses pensées, clignant des paupières curieusement. Il avait approcher la main de sa pierre frontale, semblant intrigué par celle-ci. Ce rubis... Cependant, il ne la toucha pas. Il demanda simplement ce que c'était, les yeux plissés... Elle avait cependant une longue histoire, mais un court résumé. Kuwa se contenta de sourire. Il souriait toujours quand quelque chose était relié a son passé. Pourtant, il souffla quelques mots.

    ▬ Un rubis...

    Iris de démon, comme ils aimaient l'appeler, là bas... Enfin ça, c'était autre chose. D'un seul coup, il y eu un choc accidentel, a cause du conducteur qui avait certainement un peu freiner brusquement. Cela ne sembla pas déranger Kuwa qui simplement leva les yeux vers l'avant du véhicule, écoutant le "désolé" lancé depuis l'avant. Ses yeux se déplacèrent ensuite vers les deux individus qui discutaient de lui, écoutant d'une oreille un peu distraite sans pour autant raté le sens de mots.

    Ce qui était drôle, c'est qu'il ne se demandait même pas comment un "gamin" de la trempe du garçon avait sauvé l'androïde d'un homme qui faisait sept fois sa taille et dix fois son gabarit. Enfin, il était heureux que la question ne se pose pas. Il aurait eu certainement droit a la question de race... Qu'il n'appréciait pas vraiment, il doit le dire, venant de la part d'humains. A la dernière phrase de l'homme, Kuwa ne s'empêcha pas de sourire en voyant que de nouveau, il le regardait. Venant d'une école, sans familles... C'était un bon résumé, effectivement. D'ailleurs, cette école allait être très inquiète en voyant que l'un de ses pensionnaires n'était pas là... Mais il voulait rester avec l'androïde. Il en sentait le besoin, car il pouvait voir a travers les yeux de l'homme que quelque chose n'allait pas. Ce qu'on appelait chez lui; une âme tourmentée.

    Doucement, l'enfant souleva son bras et tendit sa frêle main vers l'être mécanique, comme pour l'inviter a approcher. Et une fois cela fait, en sachant que le médecin était concentré sur ses écris, il reposa son bras a côté de son corps, la main sur le ventre.

    ▬ Je peux rester avec vous ?

    Crac boom. Une question bien étrange mais s'il voulait rester avec l'androïde, il n'avait pas d'autre choix que de demander. Tout allait maintenant être reposer sur l'individu et sa réponse, alors que le garçon eu un sourire légèrement désolé, ses yeux bleus fixant le plafond de l'ambulance. Quelle idée de larguer une bombe verbale ainsi.. Mais de toute façon, il n'avait nul part où aller dans cette ville et il était visible qu'il était perdu.. Enfin pas tant que ça, mais perdu quand même.

    ▬ Désolé...

    Kuwa posa de nouveau ses yeux sur l'androïde, attendant simplement sa réponse. S'il était policier, il n'avait certainement pas que ça a faire. M'enfin, c'est toujours la peine d'essayer.

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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Lun 16 Juin - 15:34

Acte V

Je regardais l'enfant toujours aussi inquiet. Comment était-il arrivé jusqu'à moi ce soir, à cet instant. Si Aiko avait été là, elle m'aurait simplement dit "Le destin sans doute ?". Je n'aimais pas croire à ce genre de chose... Une existence toute tracée pour moi est un échec de vie. Bien que je n'étais plus vraiment vivant, j'accordais à mon existence à moitié non-organique, un libre arbitre très poussé. C'est étrange de dire ça alors que la plupart du temps je ne fais que suivre des ordres militaires de mon patron... Mais ce soir, je pense qu'à partir du moment où cet enfant avait posé les pieds par terre, j'étais sauvé. Était-ce donc un message du destin pour me dire qu'il veillait sur moi pour le moment... ? J'en doutais pas mal, je me posais beaucoup de question là dessus. Bref, ce garçon prenait de plus en plus de place dans ma tête. J'aurais pu le considérer comme mon protéger mais... au final, j'étais bien trop bête pour y penser à cette époque. La route continuais encore et nous n'étions plus très loin de l'hôpital. Le garçon me fit signe de me rapprocher, ce que je fis sans hésiter.

Je peux rester avec vous ?

Cette fois-ci j'écarquillais vraiment les yeux. Cet enfant avait fissuré la barrière que j'avais mis un temps fou a placer dans mon esprit, dans mon cœur. Je plissais une nouvelle fois les yeux en regardant à droite et à gauche un peu déstabilisé. Je soupirais et je ne voulais pas répondre. Vraiment. Je n'étais pas fait, ni programmé pour m'occuper des enfants. Je ne savais pas vraiment comment réagir à tout ça. Tout ce qu'il y avait a faire remarquez, c'était d'attendre qu'il s'endorme.

Désolé...

L'ambulance s'arrêta. Nous étions arrivé et l'ambulancier à côté de moi me fit sortir de l'ambulance pour commencer a l’amener à sa chambre. Je suivais le groupe. Toujours sans dire un mot. J'avais toujours ce regard aussi froid qui perturbais les infirmiers autour du gosse. Ils me fient tous attendre dans la salle d'attente pendant qu'ils emmenèrent le garçon faire des examens basiques dans une salle... d’examens. J'attendais alors, dos au mur, les yeux fermés. Je manquais vraiment de sommeil et je n'avais toujours qu'une envie... Rentrer pour m'étaler sur mon lit. Je regardais mon téléphone et j’apercevais un message d'Aiko.


"Hey, c'est moi. Je voulais juste te dire que j'aurais vraiment voulu passer une petite soirée avec toi. Tu me rends la vie tellement plus facile... Bref, je vais aller dormir. Je suis fatiguée. A demain Fu."


Je soupirais longuement car je me sentais vraiment coupable... J'aurais pu rentrer directement à l'appartement. Elle avait du m'attendre même après avoir manger devant une série fantastique ou un animé... Je ne lui répondais pas. Ça faisait dix minutes qu'elle m'avait envoyée ce sms et elle devait dormir. Les médecins à l’accueil m'indiquèrent la chambre de l'enfant pour l'attendre là-bas. Je montais alors dans l'ascenseur pour monter au cinquième étage mais la machine indiquait un poids trop élevé... Je regardais à droite et à gauche. Personne à part moi dans l'ascenseur... J'étais bien trop lourd apparemment. Je soupirais en allant prendre les escaliers. Je montais alors les marches tranquillement une à une de l'hôpital que je trouvais plutôt inquiétant. Je me demandais bien comment le gosse allait réussir à dormir dans un endroit aussi glauque que cet hôpital. J'arrivais à sa chambre qui était comme neuve. Les gens de l'entretiens faisaient vraiment du bon boulot. Après quelques secondes a contempler la chambre, j'allais m'asseoir sur un fauteuil de l'hôpital qui était en passant très confortable. Je posais mon manteau sur mon bras à peine rafistolé par l'ambulancier il y a quelques minutes.

Le jeune garçon entra dans la chambre accompagné de deux belles infirmières. Je posas un cure dent entre mes lèvres en le regardant fixement. L'une des infirmières aux mèches blondes vint vers moi pour me mettre en garde que les visites sont déjà finies.

"Vous pouvez rester un peu mais cet enfant à besoin de repos, ne tardez pas a lui dire bonne nuit."

Elle reparti avec sa collègue en me laissant un parfum de cerise et un jolie sourire. Je me levais pour m'approcher du lit cachant encore mon bras endommagé. Je le regardais dans les yeux, il semblait avoir gardé ses affaires. Je plissais les yeux, exposant l'idée qu'il allait sortir très bientôt.

"Je pense qu'ils te gardent juste une nuit donc ne t'inquiète pas. Tu auras sans doute une mauvaise nuit ici. Les infirmiers viennent chercher parfois des informations pour contrôler. Bref. Demain je te ramènerais chez toi ou dans ton école. Il faut juste me dire où tu habites."

Je sortais une sorte de petit cahier où je notais d'habitude des indices pour des enquêtes approfondies. Je prenais un style relativement simple dans la poche de mon manteau et je me regardais froidement à mon habitude avec mon cure dent entre les lèvres.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Lun 16 Juin - 21:28

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  • Une réponse qui ne venait pas, bien même quand le véhicule se stoppa. Kuwa n'en fut pas vraiment surpris. Une telle question pouvait plus que surprendre, sans aucun doute et il avait bien fut le malaise de l'androïde. Peut-être était-il trop franche, trop brusque ? L'enfant se remit en question pendant qu'on le transportait, fixant le plafond blanc qui se déroulait sous ses iris bleues, au regard absent. Il n'aimait pas passer par quatre chemins... Mais si il devait le faire alors il le ferait. Déterminé a pouvoir communiquer sans barrières avec cet être.

    Il sentit alors que le transport venait de s'arrêter. Il était dans une salle, avec plusieurs médecins et infirmières qui semblait vouloir lui faire passer quelques examens. Pour un coup de froid ? M'enfin, il n'était pas soignant, alors il se laissa simplement faire. Tant qu'on ne touchait pas a ses bandages, son turban, sa pierre frontale et sa flûte. Que se soit les infirmières ou les médecins, avec gentillesse ou non, il ne se laissa pas amadouer, gardant coûte que coûte ses affaires. Si bien qu'ils finirent par abandonner et terminer leurs examens après plusieurs instants.

    Les deux infirmières l'accompagnèrent jusqu'à la chambre dans laquelle il passera la nuit, faisant soupirer le garçon. L'androïde était surement reparti et il allait sans aucun doute recevoir une punition pour sa fugue de nuit, s'il ne rentrait qu'au petit matin. Quel genre de punition ? Oh, certainement un service ou des devoirs en plus... Ce n'était rien. Vraiment rien. Il vu enfin  le terminus de la balade entre les couloirs de l'hôpitaux, totalement blancs et même un peu inquiétant. Pourtant, Kuwa n'en ressentait rien, si ce n'était que de la nostalgie et de la tristesse, bien que ça, évidemment il ne se retenait pas pour le cacher dans un coin de son esprit. Il n'était pas là pour ça et les autres n'avait pas besoin de savoir ses mauvaises humeurs en plus.

    L'une des deux femmes ouvrit la porte, alors que Kuwa posa directement son regard sur une silhouette. Un sourire éclaircit son visage, finalement heureux d'être rester ici. C'était l'androïde qui semblait en fin de compte être rester. Cependant, on l'empêcha de dériver de son chemin, le menant jusqu'à son lit pour l'allonger et lui faire encore quelques attentions médicales. Il laissa la rousse aux cheveux bouclés contrôlait sa température un peu plus basse que plus tôt, ses esprits retrouvaient après toute cette agitation nocturne. Il écoutait la femme le mettre en garde sur sa condition et son besoin de repos, bien que le garçon se sentait bien. Enfin, le principal c'est qu'elle partirent après peu de temps.

    Ses yeux suivaient le déplacement de l'homme, un sourire toujours présent a la commissure de ses lèvres. Il se sentait mieux en seule présence de cet androïde, sans savoir pourquoi... Enfin, ça ne le choquait pas plus que ça. Surement car il sentait que cet homme avait quelque chose qui l'attirait et qu'il avait besoin de connaître. Le garçon semblait paisible, écoutant sagement le policier. Une mauvaise nuit ? Hé bien... Cela ne serait pas une surprise, en soi... Il clignait des paupières, voyant qu'il sortait un répertoire et un stylo, pour noter où il habitait. Kuwa eu un léger sourire, posant sa frêle main sur le poignet d'où il tenait le stylo, pour le lui faire doucement baisser.

    ▬ Ce n'est pas la peine... Je repartirais seul, a l'aube.

    Retirant sa main, il se mit a regarder devant lui un instant avant de regarder les yeux froids de l'androïde, les siens brillants de bienveillance. Dans un doux sourire, il tendit sa main a l'être mécanique, comme le faisait les adultes, pour se saluer.

    ▬ Mon nom est Kuwa.

    Il attendit la poignée de main et quand cela fut fait, il reposa sa main sur son ventre, ses joues rougissantes légèrement. La fièvre passera d'ici quelques heures... Sans doute. Il espère, tout du moins. C'est embêtant de se sentir ainsi ! Un soupir discret s'échappa des lèvres de l'enfant, se reposant sur l'oreiller en fermant ses yeux un court moment.
    Si bien, qu'ils en profitèrent pour sortir.

    Des petits oiseaux dorés et luminescents se glissèrent hors de leur cachette, sois les plis de son turban. Ils flottèrent doucement autour du garçon puis certains vinrent se poser sur les bras de l'androïde, quelques secondes avant de repartir en poussant de petits cris qui formaient un chant discret mais particulièrement agréable a entendre. Leurs battements d'ailes ne s'entendaient pas, alors qu'il continuèrent a flotter autour du garçon, comme des lucioles, sans bruits, sans présence, comme de petits fantômes.

    Le garçon rouvrit ses yeux doucement, les levant vers l'homme en souriant, semblant quelque peu "absent" ou tout du moins, le regard faisant un peu vide. Il eu peur un quart de seconde de ne plus voir l'androïde. Bien qu'il se demandait... avec appréhension, quand il devrait lui dire "bonne nuit".

    ▬ Dites moi... Est-ce mal que de vous demandez ce qui vous rend ainsi ? ... Je veux dire... Votre regard. Il est... triste.

    Oui, un regard glacé, qui le poussait a se dire qu'il y avait quelque chose qui cloche et ne faisait que renforcer sa conviction a vouloir... effacer cette tristesse, même pour quelques minutes, quelques heures.

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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Mar 17 Juin - 0:41

Acte VI


Ce n'est pas la peine... Je repartirais seul, a l'aube.

Une fois de plus, je remarquais une parole relativement étrange venant de cet enfant. Je pourrais insister mais... au fond je n'en avais pas envie. Je voulais le laisser se débrouiller car je sentais qu'il devait grandir, en tout cas, il était en train. Ces âges sont mes préférés où l'ont sens que l'adolescence arrive et où la vision du monde s'améliore. Je rangeais alors mon cahier, mon stylo et je fixais le garçon dans ses yeux bleus. Je me demandais toujours d'où il venait et qui il était vraiment. Au même moment où ma question fut posé dans mon esprit, je le voyais, me tendant la main, me donnant au moins un nom.

Mon nom est Kuwa.

Je serrais sa main à mon tour et je lui répondais sans attendre.

"Appelle moi Fuyusuke."

Quelques secondes après notre poignée de main, je voyais le garçon comme... se concentrer. Des oiseaux d'une couleur rappelant l'or antique sortaient de ses bandages. Ils passèrent au dessus de son joyeaux liminescant... J'écarquillais les yeux, fixant ces oiseaux avec une certaine fascination. L'un d'eux se posa sur mon épaule. Je le regardais, un peu surpris et au moment de toucher sa tête avec mon doigt synthétique, il s'envola, laissant un chant envahir l'acoustic de la pièce comme une chansonette délicieuse à mon oreille. Je regardais le jeune homme un peu surpris, mon écharpe devant le bouche pour cacher mon air relativement surpris même si mes yeux étaient d'un vide absolue.

Je le regardais une fois de plus. Il semblait affaibli. Je soupirais me demandant ainsi, si je devais le laisser tout de suite avant de me faire chasser par l'une des infirmières au jolie sourire. Il rouvrit ses yeux avec difficulté et ouvrit la bouche pour me demander une chose qui pour moi était particulièrement symbolique de ma vie.

Dites moi... Est-ce mal que de vous demandez ce qui vous rend ainsi ? ... Je veux dire... Votre regard. Il est... triste.

Je serrais le poing en fermant les yeux tristement. C'était sans doute l'une de ces questions a ne pas me poser. Sans doute parce que tout ce qui m'est arrivé dans la vie n'était pas spécialement a raconter. D'une part car j'estimais que l'histoire d'un androïde n'était pas si importante mais d'une autre part parce que j'étais programmer pour ne pas exprimer ou révéler ce qui c'était passé dans les labos. Dans le cocon de ma naissance. Je déglutissais en réfléchissant à tout ça... Le fait que j'étais ce que je suis, dans le monde où je suis. Est-ce que tout ça... Était-ce vraiment normal ? Le fait que je sois une machine a tuer dans ce monde ? Existe-il un monde où je n'existerais pas ? Un monde où les robots ne serait que des machines sans âme, sans rien. Un monde où la magie n'existerait pas... Un monde où ce garçon n'existerait pas...? Je rouvris les yeux faiblement, je baissais la tête car j'avais ma réponse. Je savais quoi lui dire : la simple et fatale vérité.

"Ce n'est pas mal de me le demander. Pour poursuivre votre requête je dirais que mes yeux ont l'air triste car simplement je le suis monsieur."

Simple et fatale vérité. Je n'étais pas autorisé ni programmer a lui donner le vrai sens de cette réponse. Mais... j'avais bien évidement le droit de donner m'ont ressenti.

"Dites moi. Etes vous une créature machine ? Une sorte d'ange ? J'ai cru en voir à de nombreuses missions effectuées au sein de la structure où je travail."

Chacun son tour, une question chacun. Après je ne pensais qu'à m'en aller. Plus je regardais ce petit, plus j'avais l'impression qu'il s'endormait...

[hrp : Très petit et très, très, très, très, très, très nul pardon. >.<]
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Mar 17 Juin - 3:18

[Je trouve ton RP très bien ! Ca m'inspire toujours autant ]
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  • Fuyusuke... Son nom lui allait bien. En revanche, Kuwa s'inquiéta de le voir quelque peu "mal réagir" a sa question. Peut-être aurait-il dû se taire en fin de compte, mais il ne pouvait pas laisser cette tourmente en suspend. Le garçon prit une expression attristée en le voyant serré le poing, fermant les yeux d'une manière presque douloureuse. Il réfléchissait de manière longue et profonde, semblant presque se remettre en question sous les yeux de l'Esprit. Le silence fut étrange et pesant, bien qu'il n'en dit rien, attendant simplement, si un jour, la réponse venait.

    A sa surprise, il entendit l'androïde parlait en rouvrant ses yeux de façon fragile, tout en baissant la tête. Kuwa aurait voulu le serrer contre lui, ou même poser sa main sur son bras, le soutenir. Mais il ne le prendrait certainement pour de la pitié, le prendrait mal. Alors il ne fit rien, restant immobile en haussant les sourcils de manière négative, comme blessé ou même, il faut le dire, triste. Quelque part, il le comprenait... Il compatissait. Ce que ça, personne ne peut comprendre. Comment un gosse pourrait-il compatir a une douleur telle que celle-ci ? Il y aurait bien des explications... mais qui prendrait la peine de l'écouter ?

    Une autre question lui vint a l'esprit, mais il se refusa a la poser. Parce que le pourquoi, sans doute, pour chacun des êtres qui étaient témoins de cette scène, serait d'accord pour dire que cela ne le regarde pas. Alors le silence continua, le garçon restant immobile, observant l'individu a côté de lui, son regard plonger dans le sien.

    Alors, il lui posa la question de sa race. Kuwa afficha un sourire bien que léger, mais amusé. Son visage gardait cet air sage et bienveillant, fermant un instant les yeux comme pour réfléchir a sa réponse. En vérité, son coeur avait manqué un battement et des brins de mémoire lui revenaient. Pouvait-il vraiment se considérer comme un Esprit ? Il en avait les caractéristiques, c'était certain, mais il ne pouvait être comparé a ces individus nobles et sages, dont le représentant le plus connu était bien entendu "The Another". Il y a un "mais" a tout et Kuwa n'est pas l'exception. C'était celui qui, il fut un temps, a tourner son dos du mauvais côté, pour des raisons encore même farfelues, même pour son âme et son esprit lui-même. Beaucoup lui évoquaient la peur, la crainte et la honte, mais la question demeurait. Et aujourd'hui, il essayait tant bien que mal, car si son entourage ne connait pas cette histoire qu'il gardait précieusement, lui se souvenait de ce qu'il avait fait.

    Il s'était passé une ou deux minutes de silence et l'enfant rouvrit les yeux, cette fois, plus animé qu'il ne l'avait été ces dernières minutes. Ses yeux brillaient naturellement, alors que quand il avait eu fermer les paupières il n'avait cesser de se répéter "N'y pense pas, n'y pense pas" pour éviter un nouveau regard vitreux. Avec le sourire amusé mais discret qu'il avait toujours, il regardait, réveillé mais toujours fiévreux et dans la brume, l'androïde, son regard dans le sien.

    ▬ Tu peux me tutoyer.

    Kuwa lui fit un doux sourire. Même si il était certainement bien plus vieux que le penser l'homme a côté de lui, il préférait qu'on soit familier avec lui... Comme un adulte le ferait envers un enfant. Et pourtant, cette discussion pourrait bien être celles de deux hommes.

    ▬ Je ne suis ni un androïde, ni un ange... Il fit une pause, comme indécis. devait-il vraiment ? ... Mais un Esprit. Un être parfois omniprésent qui voyage entre la vie et la mort... L'au-delà et ce monde. Une sorte de fantôme, si tu préfère.

    "I died, didn't I ?"
    Il souriait toujours, redoutant la fatigue. Et l'androïde allait surement repartir. Non, il devait trouver quelque chose... N'importe quoi. Il ne voulait pas retourner a ses cauchemars, ni laisser voir cette tristesse demeurait. Pour un voyageur sans attache... Voilà maintenant qu'il ferait n'importe quoi pour ne serait-ce que retarder le temps d'une minute... et d'une minute... et d'une minute.

    ▬ Tu aime la musique ? ... J'ai cru percevoir que tu appréciais le chant de mes compagnons.

    Peut-être pouvait-il lui jouer un morceau de flûte. Un seul. Juste... un seul. Les oiseaux continuaient alors a voleter avec légèreté, se posant parfois sur l'androïde ou tournant autour du garçon, puis, a sa dernière phrase, semblèrent tourner joyeusement autour de la flûte dorée pendante a son cou. Ils avaient toujours accompagné la mélodie de leur chant mélodieux.

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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Mer 18 Juin - 8:23

Acte VII


J'entretenais déjà un lien avec cet enfant. Un lien qui allait perdurer dans l'âge, dans l'époque sans doute. Je n'en avais strictement aucunes idées à ce moment là. Aucunes idées que je venais de faire la rencontre d'un jeune garçon important pour moi, pour mon histoire... Pour l'humain qui restait en moi, cet être pure et organique, blessé et modifé à jamais. Sur-augmenté certains disaient fièrement en me regardant encore tout jeune. Je ne me lassais jamais de voir comment les gens me respectais simplement par crainte, dégoût, admiration et fascination. Quand je regardais ce jeune homme dans les yeux, je voyais simplement un enfant qui regardait un homme brisé et fragile. Je ne voyais pas un esprit regardant une machine a tuer et à executer des ordres uns à uns. Ce garçon me respectait. Je le respectais en retour. Nous passèrent à une nouvelle phase de notre relation. Il me demanda de le tutoyer. J'acceptais la requête d'un simple hochement de tête.


Je ne suis ni un androïde, ni un ange... Mais un Esprit. Un être parfois omniprésent qui voyage entre la vie et la mort... L'au-delà et ce monde. Une sorte de fantôme, si tu préfère.


Je ne laissais qu'un soupire, long et pesant en plus de ce silence entre nous qui maintenait une tension relativement dérengante. C'est vrai au final, qu'est-ce que je faisais ici à être avec ce garçon que je venais de rencontrer. Peut être que c'était simplement la culpabilité que je ne voulais pas voir qui m'attendait à la sortie de l'hôpital ? Peut être était-ce simplement le fait que je n'avais pas envie de revenir à mon quotidien qui ne me donnait qu'envie de vomir malgré que j'avais Aiko près de moi. Cette jeune femme était un gros morceau de ma vie... Mais malheureusement, je voyais qu'une autre personne s'invitait seul dans ma tête, dans mon coeur. Ce garçon était touchant. Je ne le montrais pas, mais je le remarquais. Je me raclais la gorge, notant dans un coin de ma tête tout ce qu'il venait de m'avouer. Je savais maintenant que j'avais raison. Il était quelqu'un de très exeptionel.


Tu aime la musique ? ... J'ai cru percevoir que tu appréciais le chant de mes compagnons.


Je le regardais droit dans les yeux. Je sentais atrocement la fatigue dans ses yeux. J'aurais peut être dû y aller mais j'étais resté, une main dans la poche de mon manteau, l'autre toujours suspendu comme si j'avais un plâtre. Je me raclais la gorge pour lui répondre à lui. Lui et son sourire d'enfant qui pouvait en faire craquer plus d'une.

Dearly Beloved - Theme

"Oui. Je suis assez fan de la musique dites classique. J'aime énormément le piano. J'en jouais plus jeune et je me rappelle exactement que mon amie, Aiko m'a apprit une chanson. Elle lui avait même donné un nom. Dearly Beloved. Elle l'avait écrite à une époque plutôt joyeuse de sa vie. Elle m'a rencontrée deux jours plus tard exactement. J'aime beaucoup le piano depuis toujours et je pense avoir trouvé beaucoup de beauté dans le monde avec la musique, car pour moi, la musique est l'art le plus beau et le plus utile au monde. Le plus beau, simplement car elle exprime tant de sentiment, elle raconte tant d'histoire et elle est et restera atemporelle. Utile car elle peut rapprocher du monde, beaucoup de monde. Rassurer un enfant qui pleure, donner l'occasion d'un premier baiser, donner l'occasion de donner la vie... Hum."


Je m'étais sans doute beaucoup emporté sur ce sujet mais c'était vrai. La musique était une chose qui me tenait terriblement à cœur. Ma meilleure amie m'avait complètement fait ouvrir les yeux sur le monde, sur les Hommes vivants dessus ensemble ne pouvant s'empêcher de se faire la guerre. Seulement voilà, elle est arrivée dans ma vie avec ce piano à queue et a illuminé mon esprit, a donne vie à une lumière dans cette grotte obscure qu'était ma vie. Quand j'y repense, ces moments passés avec elle, tout ça me faisait un peu rougir. J'essayais timidement de le cacher en rajustant mon écharpe devant mon visage très pâle. Les oiseaux de lumières volaient autour de moi et du jeune homme. Un moment parfait sans doute ? Je me sentais nécessaire ici. Pour la deuxième fois dans ma vie, je me sentais nécessaire pour quelqu'un... D'abord elle et puis ensuite lui. Je regardais l'heure furtivement sur le réveil à côté de lui. Il était vraiment tard et je devais sans doute le laisser dormir. Seulement je n'avais pas envie du tout de partir comme un voleur. J'attendais alors sagement sa réponse en le fixant comme je le faisais toute à l'heure, sans scrupule.
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Mer 18 Juin - 18:24

BOUM
Fuyusuke & Kuwa


  • Il le fixait intensément, droit dans les yeux avant de se racler la gorge. Kuwa semblait avoir toucher un point sensible en entendant les nombreuses paroles de l'androïde sur son goût de la musique. Le piano. Il se rappelait, de la seule chanson qu'il avait apprise sur cet instrument. Une occasion qu'il avait sût saisir, particulièrement rare. Les notes étaient particulièrement mélodieuse, donnant a la mélodie quelque chose de sentimental. Et l'enfant aurait surement donné n'importe quoi pour pouvoir écouter cette mélodie de la main de l'être semi-mécanique. Dearly Beloved... Il s'en souviendrait. Malheureusement, dans un hôpital, c'était impossible.

    Kuwa écouta le ressenti de Fuyusuke concernant la musique du monde, un sourire bienveillant au coin des lèvres. Cela se sentait, cette... joie, cette envie de faire découvrir ce goût prononcé pour la musique et l'Esprit se faisait une joie de l'écouter, tout simplement. Il regrettait quelque part de ne pas pouvoir en discuter plus longtemps. Il vu bien les légers rougissements sur le visage de l'androïde, bien qu'il ne le fit naturellement pas remarquer. Il se contentait de sourire, prêtant une oreille attentive si jamais l'androïde venait a vouloir rajouter quelque chose. Mais rien, juste un coup furtif sur l'horloge de la pièce. C'est vrai qu'il devait être tard... L'androïde semblait attendre une réponse.

    La seule chose qu'il pouvait communiquer maintenant serait ... une mélodie. Orientale... Un morceau de flûte. Appréciant le classique, l'Esprit craignait qu'il n'apprécie pas sa musique natale, mais rien ne valait le coup de le lui faire découvrir... Même si cette mélodie, une berceuse plus précisément, avait quelque chose de spécial. De lointain, de très lointain que sa flûte, d'origine inconnue, arrivait étrangement a reproduire a la perfection. Il se souvenait que la dernière fois qu'il l'avait jouer, le pelage des animaux présents s'étaient complètement hérissés et que le silence avait suivi pendant un long moment.

    Lullaby ♫

    L'enfant se redressa pour se mettre assis, le bas du dos calé contre l'oreiller. Ses jambes étaient croisées en tailleur, alors que pendant un instant il sembla se concentrer sur un point invisible. Il se souvenait parfaitement des notes, mais il lui fallait tout de même un temps de remémoration. Enfin, il prit sa flûte, pendante sur son torse bandé, entre ses fins doigts et la porta a ses lèvres, commençant a apporter le souffle qui permettait a la mélodie de se jouer librement, alors que ses doigts se baladaient sur l'instrument pour faire suivre les notes avec une certaine manière, légère, précise, faisant ressortir des manières chamaniques chez le jeune garçon.

    La mélodie, au début douce et reposante, commença alors a prendre en intensité, les oiseaux lumineux semblant danser dans la pièce, comme de minuscules personnages autour d'un brasier de fête. On pouvait même entendre, imaginer des voix féminines ressemblantes aux chants des sirènes accompagnées la mélodie, quelques percussions résonnaient de façon magistrale, suivant les battements de coeur qui s'accéléraient. La danse se faisant de plus en plus immergeante dans ce monde lointain et mystique, folle et entraînante... Puis se stoppa, alors que les oiseaux disparurent en une volée, comme de la poussière au vent.

    Kuwa redressa la tête vers la porte qui venait de s'ouvrir sur une infirmière assez vieille et semblant... sévère. Très sévère. Elle s'approcha, mécontente de l'androïde en commençant a ouvrir la bouche comme pour le sermonner, ce qu'elle aurait sans doute fait vu l'heure qu'il était, mais elle se fit couper par une voix froide. Adulte. Presque grave.

    ▬ C'est moi qui est voulu qu'il reste.

    Il vu l'infirmière tourner la tête vers lui, surpris d'entendre ce timbre de voix. Mais l'enfant était simplement là et fit un léger sourire désolé, comme si c'était tout a fait normal.

    ▬ Je suis désolé. Il tourna alors la tête vers l'homme. Nous nous reverrons sans doute... Au revoir.

    Il fit un doux sourire a l'androïde et un geste de main pour le saluer. C'était dur de dire au revoir, mais il ne laissait rien paraître. Il savait qu'il se reverrait, de toute façon. Tôt, ou tard. Un soupir échappa au garçon. La fatigue le tenaillait mais c'était pire quand ils e rendait a l'évidence. Cette nuit allait être épouvantable... Sans aucun doute. Et ça, ça pouvait se voir dans les yeux du garçon quand il baissa le regard par terre. Une certaine anxiété et de la peur, bien qu'elles eu vite fait de disparaître.

    Il s'allongea dans le lit de nouveau, un soupir lui échappant. Maintenant, il était seul. Dans le noir complet, si ce n'est que la lumière en dessous de la porte. Allongé sur le côté, il observait le mur a côté de son lit, lutant autant qu'il peut  contre la fatigue. S'endormir pour lui était comme pénétrer dans une cave, enfermé, sans aucune lumière. Un peu comme cette pièce... Et cette senteur, digne des hôpitaux. Cela lui donnait des frissons peu agréable. Mais il finit par céder, fermant ses paupières contre sa volonté.

    Et la boucle recommença, après quelques minutes de noir complet. Cette fois, c'était pire que d'habitude. L'endroit s'y prêtait et les souvenirs le concernait car le lieu que ses cauchemars avait choisi été tout aussi un hôpital. Les battements de son coeur s'accéléraient, la pression s'appuyait sur son esprit et faisait craquer ses barrières avec une facilité et une violence impressionnante. Les mêmes sensations, l'odeur de la sueur, la chaleur étouffante, les  respirations rauques, la douleur et la senteur amer du sang. Il allait vomir...

    Et les oiseaux devinrent noirs. Les hurlements a la mort recommencèrent, a peine une dizaine de minute plus tard. Kuwa s'était replié sur lui-même, les mains sur la tête comme pour se protéger de quelque chose qui ne venait pas. Ses muscles crispés, tremblant. Il hurlait de terreur et de douleur, proche de la peur sans toutefois l'être complètement. Il avait l'impression que son coeur avait exploser, alors qu'avec ses cris inquiétants, il avait surement alerter plus d'une personne ou d'un patient.

    Cette nuit, jusqu'à l'aurore allait être éprouvante.




Dernière édition par Kuwa Takatifu le Ven 20 Juin - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Ven 20 Juin - 10:27

Acte VIII


Je sentais le froid de dehors pénétrer petit à petit la chambre. Ce jeune homme semblait ravi. Complètement ravi de m'avoir rencontré au final. Peut être en avais-je trop dit sur la musique... Sur cette sensibilité qui m'habitait complètement nuits et jours. Je regardais l'enfant qui enleva la couverture de son corps pour la placer au bout du lit. Il rejoingnait ses jambes en tailleur pour jouer une mélodie... Une mélodie qui me parlait. Une mélodie qui me chantait, à moi. Une mélodie que je ne pouvais vraiment décrire dans l'absolu. Cette mélodie me transporta.

Transport of lullaby ♫

Tout d'abord mon esprit quitta la salle. Mes yeux se fermèrent complètement. Je ne sentais plus l'odeur de l'hôpital. Des morts aux sous-sol... Je ne ressentais plus la douce brise qui rafraîchissait la pièce à travers un simple conduit d'aération. Je n'entendais plus les bruits de ronflements du malade dans la chambre d'à côté. Je me sentais dans l'espace, sans pouvoir poser un pied à terre... Sans pouvoir m'aggripper à quelque chose. En suite, mon corps succomba à la tentation de connaître l'inconnaissable. Il se tenta alors, à faire découvrir à mon esprit. Le mal. La souffrance. J'entendais aussi les voix des femmes... Les voix comme sortant de la flûte de cet enfant. Ces voix voyez voux étaient plus... douces. Plus meurtries. Plus reposantes. J'ouvrais les yeux alors pour regarder autour de moi. Il n'y avait rien. Juste une salle toute blanche. Immense. Il n'y avait que moi jusqu'au moment où je sentis une main sur mon épaule. Je tournais la tête, distinguant une main féminine. Les ongles étaient parfait. La voix si douce m'emportant de plus en plus. Ce chant de sirène me tuait au fond. Je ressentais la douleur. Mon corps me faisait voir à moi, l'esprit. Peut être par simple jalousie de toujours rester fier, beau, intacte... Je sentais quelque chose couler de mon œil. Je m'essuyais la main avec ma main synthétique... Seulement, elle ne l'était plus. Elle était organique. Je sursautais en me retournant mais tout s'éteigna. Le noir revenait... Mais les voix restaient. Je les entendaient au fond de moi, au fond de mon âme. De mon cœur. Je fronçais alors les sourcils, plissant les yeux, apercevant une lumière plus loin, bien plus loin. Je me mettais à courir derrière comme un chien derrière une voiture et même... Si il en attraperait une, il ne serait même pas quoi en faire. J'étais dans cet état. Dans l'inconnu. Dans le désespoir. Peut être la nuit allait être plus longue pour moi ?  


"Tu n'es pas un simple humain Fuyusuke... Tu es un dieu parmi les hommes. Le plus beau. Le plus fort mais aussi... le plus dangereux. Ne devient pas la mort. Aide à la vie."


Je me retournais fois de plus apercevant cette fois sous mon nez un canon. Celui d'un revolver 9mm. Il était pointé un peu plus bas mais toujours sur mon front. Je paraissais peut être plus petit...? Je n'étais qu'un enfant. Qu'un enfant qui entendait des femmes crier à l'aide sous les coups de feux de personnes que je ne connaissais pas. Je regardais ce canon alors pointé sur moi. Je ne pouvais distinguer le visage de la personne qui me pointait cette arme sur moi. Un simple enfant d'environs dix ans. Une coup feu. Boum. C'est tout ce que j'ai entendu... Je fermais alors les yeux, le chant des femmes devenant petit à petit des cris, la mélodie devenant néant et mon esprit que chagrin. Mon corps laissant des larmes couler le long de mes yeux sans m'en rendre compte ceux-ci, fixés sur le jeune homme et sa flûte. J'entendais brayer une vielle dame à côté de moi mais je ne réagissais pas... J'étais comme pas totalement présent. Pas totalement dans le vrai monde. Je serrais mon poing toujours opérationnel mais redevenu dans ce monde, synthétique.

C'est moi qui est voulu qu'il reste. 

Je ne faisais pas vraiment attention à la voix qu'avait prit mon compère. Je ne faisais plus attention à rien du tout ici. Plus rien. Le garçon me dit au revoir. J'allais devoir le revoir, très rapidement.

Je suis désolé. Nous nous reverrons sans doute... Au revoir.

Je sortais de la chambre. De l'hôpital en étant qu'à moitié là. Je me tenais la tête et je m'essuyais les yeux regardant des larmes couler. Je sentais à présent mon nez couler mais... de sang. Je m'essuyais le nez avec un mouchoir en rentrant en taxi chez moi. Une fois dans l'appartement, je regardais que le soleil se levait déjà. Je devais m'occuper d'Aiko dans très peu de temps en tant qu'androïde d soutien médical. J'allais me changer, enlevant mon manteau, me déshabillant pour filer sous la douche en protégeant avec une sac poubelle mon bras démonté. Je le regardais pendant que l'eau chaud coulait dans mon cou, dans ma nuque, sur mon torse si pâle qu'on aurait dit un vampire. Je repensais à tout ce que j'avais vu avec ce garçon... Qu'est-ce qui m'arrivait exactement ? Qu'est-ce que je faisais au fond ? Je défendais cette ville simplement parce que c'était mon travail ? Vraiment ? Plus les secondes passaient, plus j'en doutais. Je sortais de la douche, me séchant correctement. J'allais dans la cuisine chercher un soda pour trouver un gâteau d'anniversaire avec écrit mon prénom et mon âge... De 1 à 25 avec en tout petit en dessous.."pour tous les anniversaires que je n'ai pas pu passer avec toi." Le petit cœur y était aussi. Je souriais faiblement en me cachant la bouche. J'avais envie d'éclater de rire car j'étais heureux... Pourtant, je savais qu'une menace planait. Ça faisait bien trop longtemps depuis l'incident de Moves Corporation qu'il n'y avait pas eu de gros ennuies... Moves Corporation ? Je vous le raconterais peut être dans un prochain chapitre...!
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Evanna K. Walker
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MessageSujet: Re: Chapitre I : Boum.    Sam 21 Juin - 14:28

BOUM - RP TERMINÉ


Ces pavés, mon dieu, vous avez tous les deux un très bon niveau de rp, félicitation ! J'espère qu'il y aura une suite entre Fuyu et Kuwa !

Fuyusuke : 75 points
Kuwa : 62 points

Points attribués : Voui ~


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Chapitre I : Boum.
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